L'environnement

L'environnement de Crest-Voland :

La région : Le Pays du Mont Blanc / Val d'Arly se situe à l'Est du Département de la Haute-Savoie, limitrophe du Valais en Suisse et de la Vallée d'Aoste en Italie. Ce territoire de montagne est marqué par ses frontières géographiques naturelles : Grand Massif au Nord, Chaîne du Mont Blanc à l'Est, Massif du Beaufortain au Sud, Gorges de l'Arly au Sud-Ouest et moyenne Vallée de l'Arve au Nord-Ouest.
Le Pays du Mont Blanc / Val d'Arly est marqué par une forte activité touristique, une agriculture de montagne et une industrie de décolletage et de mécanique de précision dans la vallée de l'Arve.

Le département : Le terme de Savoie  est considéré généralement comme venant de Sapaudia, mentionné à la fin du IV° siècle  dans l'Histoire d'Ammien Marcellin puis au V° siècle dans la Notitia Dignitatum et la Chronica Gallica. Encore faut-il en déterminer le sens : est-ce un nom d'homme dénommé Sapaudus  complètement ignoré par ailleurs alors ne serait-ce pas plutôt une allusion aux sapins (sapins) recouvrant symboliquement tout le pays.

Le village : Situé à Crest-Voland Cohennoz, entre la chaîne du Mont-Blanc et le Val d'Arly, la résidence «Chalets des Oursons» est blottie au milieu des sapins et forme un séduisant hameau de petits chalets. Idéalement placée à proximité des pistes, cette résidence se marie harmonieusement avec la nature et s'intègre parfaitement au paysage.

Origines de Crest-Voland

1°) L'origine du nom reste assez obscure. Il s'agit sans doute d'un patronyme, le nom Veul(l)an[dt] étant attesté dans la région. On peut avoir Crest-Voland < *Crest V[eu/o]l(l)and.

Une plaisante légende raconte que le géant Gargantua aurait maladroitement botté dans la chaîne des Aravis. Une partie du rocher se serait détachée sous le choc (formant alors la Porte des Aravis), aurait « volé » au-dessus du village alors appelé simplement Crest (et depuis Crest-Voland) pour atterrir au-dessus de Roselend et former la Pierra Menta. L'identité de forme entre la Porte et la Pierra Menta est effectivement surprenante.

2°) Il semblerait qu'à l'origine Crest-Voland (Crossum Voland, Crévolantum, Crovolan, Crux Volabilis...) ait été habité par une tribu gauloise : les Ceutrons, attirés sans doute, par l'isolement, qui quelque part assurait une défense solide, l'ensoleillement relatif malgré sa situation côté ubac (nord) de la pente, la forêt dense et les nombreux cours d'eau; autant de ressources à portée de main.

On prétend que des "Sarrazins" pourchassés y auraient trouvé refuge à la fin du Xe siècle. Mais les origines du village et son étymologie, ne sont pas réellement définis.

Sa position sur un vallon arrondi pourrait lui avoir donné son nom : "Crest" désignerait la crête d'un vallon et "Voland" la forme circulaire.


Longtemps, jusqu'à une époque récente, le village était séparé "du reste du monde" par les cours d'eau de l'Arly et du Nant Rouge, que de rares chemins souvent impraticables franchissaient.

 L'histoire de Crest-Voland :

 
Création de la paroisse
Le destin de Crest-Voland fut lié à Flumet, place forte et châtellenie du mandement, à laquelle elle appartenait, et à Saint Nicolas où se trouvait son église, jusqu'à la séparation en deux paroisses distinctes.
En effet, l'éloignement de Saint Nicolas où on venait par un sentier périlleux et souvent impraticable, incita les habitants à demander une église.
A la suite de suppliques adressés aux évêques de Genève puis au pape Grégoire XIII : «En l'année 1570 les suppliants obtinrent (...) permission d'ériger rière (vers) le dit Crest-Voland une église paroissiale.»
En 5 ans les habitants construisirent l'église et le chef lieu, mais il fallut attendre 1590 pour voir le premier curé prendre possession de la paroisse.
Création de la communauté autonome
Bien que paroisse séparée de Saint Nicolas, Crest-Voland n'était toujours pas reconnue du point de vue civil, et du continuer d'y payer les tailles (impôt).
La séparation temporelle avec Saint Nicolas fut demandée et obtenue en 1640
La réduction d'impôt fut minime, mais la toute fraîche "commune de Crest-Voland" était heureuse de son indépendance.
Une communauté pauvre
Jusqu'aux années 1950 la commune conserva un caractère rural. On pratiquait la culture des "blés" (avoine, orge, froment) et l'élevage de quelques vaches et moutons qu'on montait en alpage dans les "communaux" du Lachat.
Ces alpages étaient la seule richesse (avec la forêt) appartenant à la communauté, aussi la défendit-elle férocement face à ses voisins. Ainsi Crest-Voland est en procès contre Héry au sujet des pâturages de la montagne des Saisies (de 1728 à 1791). Elle se chicane surtout avec Hauteluce, de 1740 à 1863, sur les limites des deux communes au Lachat, qui se règla par le creusement d'une ligne de démarcation qui existe toujours.
Les Crest-Volantains vivent aussi, mais maigrement, des revenus de la vente de quelques génisses ou poulains, du commerce de dentelle pour lequel les femmes du village sont localement réputées; ou de la vente de quelques grumes des bois afin de payer les dettes de la communauté, qui une fois acheminés par les cours d'eaux serviront de mâts de galère.
A l'époque révolutionnaire, Crest-Voland a atteint sa population maximum (350 habitants) et est particulièrement pauvre : 3/5 des foyers sont dans l'indigence.
C'est pour combattre la misère que les habitants du village partent plusieurs jours «faire commerce de dentelles de fil blanc», servir dans les auberges des vallées de passage comme Flumet, ou aider aux récoltes, en plaine, jusqu'au delà d'Annecy...et les jeunes sont très vite soutiens de familles.
Cette émigration saisonnière déjà ancienne (XVIIe siècle) va s'emplifier après la révolution, dirigée maintenant vers Paris et pour une durée plus longue. Elle se poursuit jusqu'aux années 1930.
Déclin et renaissance du village
Sous l'effet conjuguée de l'Annexion à la France en 1860 qui favorisa l'émigration, puis de l'industrialisation des vallées proches (Ugine, Vallée de l'Arve) au début du XXe sièce, et enfin de l'exode rural d'entre deux guerre, la population de Crest-Voland n'atteint plus que 232 habitants en 1960.
Paradoxalement à cette époque, le "miracle touristique" permit à ce village depuis toujours pauvre de prospérer économiquement, et à sa population d'y rester "à l'année", avec un sentiment d'abandon d'un mode de vie traditionnel et d'une agriculture ancestrale.
 

Crest-Voland aujourd'hui ...

Sur un balcon ensoleillé du Val d'Arly, la station-village de Crest-Voland, située à une altitude de 1230m, vous accueille.

Au dernier recensement, nous comptons 401 résidents permanents. Le territoire communal représente 999 hectares, dont un lieu particulièrement incontournable qu'est la Tourbière du Lachat sentier des Arpelières.

Au-delà de son cadre unique, au-delà des paysages variés et merveilleux, la réputation de notre station, au sein de l'espace diamant, n'est plus à prouver. La pratique des multiples sports d'hiver est offerte par la garantie d'un enneigement, de par son site privilégié et d'un réseau de neige de culture optimal.

La réserve d'eau, à cet effet, harmonieusement élaborée lui confère ainsi un atout supplémentaire, lieu de détente et de quiétude à découvrir en toutes saisons par delà un détour au sentier des Arpelières ou une visite aux marmottes...

Nombreuses et diverses activités tant sportives, que récréatives, organisées par l'office du tourisme incitent à la découverte de notre village sous d'autres paysages que ceux magnifiques de l'hiver mais tout aussi magiques. Le parapente, le tir à l'arc, le parcours sportif, le parc aventure, le réveil gymnique, balades, randonnées, vélo....dispensés et encadrés de professionnels.

Crest-Voland, village familial, résidentiel, traditionnel, souhaite répondre à l'attente de chacun, faire bénéficier, de son cadre, de sa vie, de son authenticité à tous qui aspirez à une vie proche, et, avec la nature, au fil des saisons.

Tout est mis en œuvre, tout évolue, pour accueillir dans les meilleures conditions indépendamment des caprices météorologiques....